Les faïences d'Argonne
L'argile présente dans le sous-sol permit l'essor des poteries sigillées puis celles des briqueteries et tuileries et enfin des faïenceries.
Pendant
Les officines de Lavoye et Avocourt font partie des plus célèbres centres de
Plus tard, les gisements d'argile ne restent pas inexploités.
De nombreuses fabriques comme celles du Claon ou de Passavant en Argonne produisent des tuiles–canal ou tuiles romaines encore appelée "tiges de botte" qu'on dit façonnées sur les cuisses des ouvrières. Ses tuiles couvrent la plupart des maisons traditionnelles.
On connaît également dans le Pays d'Argonne des productions de briques de construction, de carreaux de pavement et de vaisselle commune blanche et brunâtre dite "terre à feu".
La faïence apparaît en Argonne vers le début du XVIIIème siècle.
Les manufactures de Waly, Lavoye, Montgarny,
Les faïenceries des Islettes, de Clermont et de Salvange proposent des décors de "petit feu" à dominantes roses et vertes.
La faïencerie des Islettes dont le siège social, les ateliers de fabrication, les fours se trouvaient implantés au "Bois d'Epense" (département de
C'est en 1756 que Joseph Bernard s'intéresse à la faience. Il modernisera la fabrique de faïences et développera la cuisson à petit feu (au lieu du grand feu) puis au four à réverbère.
Aujourd'hui, on peut admirer ce patrimoine artisanal d'exception dans le musée de la faïence à Rarécourt, le musée de l'Argonne à Varennes en Argonne, à l'exposition estivale du Bois d'Epense dans le village des Islettes.

